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2 juillet 2015

Des CHSLD accros aux pilules

Des CHSLD accros  aux pilules

Chez Home Instead, nous sommes aussi convaincus que bon nombre de ces pilules peuvent être remplacées tout aussi efficacement par une présence humaine attentionnée... 

Mylène Moisan, Le Soleil

Lorsque Philippe Voyer a envoyé à une revue scientifique son étude sur la consommation de médicaments chez les personnes âgées atteintes de démence au Québec, les vérificateurs l’ont appelé, sceptiques.

« Vous êtes certain de vos chiffres ? »

Il était certain, il avait vérifié et revérifié. « Aux États-Unis, entre 14 et 22 % de ces personnes consomment des antipsychotiques. Au Québec, c’est entre 30 et 50 %, et ça peut aller jusqu’à 56 à 60 % dans certains groupes. »

Philippe Voyer enseigne à l’Université Laval en soins infirmiers, il concentre ses recherches sur l’épineuse question de la médication chez les personnes âgées, entre autres celles hébergées en CHSLD. « Il semble que le Québec soit dû pour une psychanalyse », suggère le chercheur.

Ou pour une cure de désintoxication.

C’est aussi l’avis du psychiatre Jacques Potvin, spécialisé en gériatrie, qui soigne depuis plus de 30 ans la clientèle que l’on trouve dans les CHSLD, essentiellement des personnes atteintes de troubles cognitifs. M. Potvin vient de publier à son compte un livre inspiré de ses années de pratique, Démence en CHSLD – Et si un jour ça me concernait ?

M. Potvin se questionne ouvertement sur la pertinence des traitements prescrits en CHSLD. « Je ne dis pas qu’il ne faut pas en prescrire, ils sont parfois utiles, à petites doses, pour de courtes périodes, avec un suivi adéquat. Mais il est essentiel de se demander : est-ce que les antipsychotiques qui sont prescrits ont les effets recherchés ? »

Les effets recherchés, essentiellement, sont souvent de contrôler l’agitation des personnes âgées et des comportements dérangeants. Pour y arriver, les médecins disposent d’une impressionnante pharmacopée, incluant aussi des antidépresseurs, des anxiolytiques et des anticonvulsifs.

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