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1 septembre 2014

Alzheimer… vraiment?

Alzheimer… vraiment?

La majorité des personnes de plus de 50 ans qui se plaignent d'un trouble de mémoire ont en réalité un trouble de l'attention. C’est ce qu’avance le neurologue français Bruno Dubois.

Alzheimer… vraiment?

La majorité des personnes de plus de 50 ans qui se plaignent d’un trouble de mémoire ont en réalité un trouble de l’attention. C’est ce qu’avance le neurologue français Bruno Dubois. Les troubles de mémoire, dit-il, sont liés au fait que les gens ne prêtent pas une attention suffisante à des événements sans importance. Ces troubles de mémoire sont en général provoqués par la dépression, le stress professionnel, l’anxiété, les troubles du sommeil, une hypothyroïdie, par la prise de médicaments, le vieillissement, sans oublier par l’hyperstimulation constante. «Ce qui doit réellement alerter, signale-t-il, c’est l’oubli de vrais événements marquants ou ayant une forte charge émotionnelle.»(1)

Faux souvenirs

« Nous nous fabriquons tous des faux souvenirs, peu importe notre âge. Mais ce sont les personnes âgées qui en produisent le plus », soutient Nicole Caza, docteure en neuropsychologie clinique. La spécialiste de l’institut universitaire de gériatrie de Montréal associe ce comportement à un mécanisme compensatoire ou d’adaptation. Parce que leur mémoire épisodique –mémoire qui se rappelle des moments particuliers- se fragilise, les gens âgés sur-utilisent leur mémoire sémantique, celle qui concerne la connaissance générale, la langue, les faits historiques et géographiques. Par exemple, dit-elle vous êtes à l’épicerie et vous avez oublié votre liste. Il se peut que vous achetiez des carottes – article que vous n’aviez pas noté –, car votre mémoire sémantique a enregistré qu’un légume figurait sur la liste. (2)

Exercices…et plaisir intellectuels

Le psychanalyste français Boris Cyrulnik maintient pour sa part qu’il n’y a pas que l’exercice physique qui ait un effet protecteur sur les neurones. Les plaisirs intellectuels et les relations affectives en ont tout autant. « Les petits stress qui nous éveillent et les vacances qui nous engourdissent créent des alternances qui empêchent la routine et donnent la sensation de vivre », maintient Boris Cyrulnik. Selon lui, les exercices légers, le mariage, l’amitié et les désaccords intellectuels sont nos « meilleurs médicaments » pour stimuler la mémoire. « Alors que le tabagisme, la sédentarité, le surpoids, le sous poids et surtout l’isolement affectif et intellectuel constituent les risques majeurs d’une vieillesse difficile », soutient-il. (3)

Bouger pour mieux prévenir

D’ici 2038, la Société d’Alzheimer du Canada estime qu’il y aura, au pays, un nouveau cas de maladie liée à des troubles de la mémoire à toutes les deux minutes. À moins toutefois que la population ne change ses habitudes de vie, soutiennent la plupart des chercheurs qui étudient la mémoire et le vieillissement. Le simple fait de pratiquer 30 minutes d’activité trois fois semaine (marche, aquaforme, danse…) permettrait de réduire de 40% les risques de développer l’Alzheimer, indique le Dr Serge Gauthier, directeur de l’Unité de recherche sur la maladie d’Alzheimer, Centre McGill d’études sur le vieillissement.

(1) Source : L’Express, juin 2013 (2) Source :UdM Nouvelles, juin 2010(3) Source : Boris Cyrulnik, « De chair et d’âmes », Editions Odile Jacob, 2006

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